Djelali est truffé de petites astuces pratiques, permettants d'améliorer le confort et la sécurité à moindre coût.
Parce qu'il est essentiel d'être autonome en mer, lorsque l'on voyage dans des contrées potentiellement isolées, le fait de concevoir et réaliser des systèmes par ses propres moyens garantie de savoir en faire la maintenance, et ainsi limiter le potentiel de pépins techniques, inhérents au voilier.

Alors voici une présentation succinctes de certaines astuces du bord, que l'on peut qualifier de lowtech - hightech - do it yourself, un vaste panel de appellation à la mode. N'hésites pas à prendre contact avec nous si certaines bidouilles t'interpellent particulièrement.

Le système informatique du bord

L'ordinateur de bord est constitué d'un Raspberry Pi3, connecté à un AIS classe B. La distribution Open Plotter, open source, offre un système léger spécialement conçu pour les besoins liés à la navigation. Logiciel de cartographie pré-configuré, grib et interface NMEA en place, pas besoin d'être un gros gik pour s'en sortir, bien qu'il soit utile d'avoir quelques notions informatiques.

Système efficace, peu coûteux, faible consommation, il offre des fonctionnalités intéressantes. En vrac : cartographie numérique avec GPS et AIS, fichier GRIB, routage NMEA Wifi (permet de recevoir sur appareils mobiles - tétéphone, tablette, ordinateur... les informations du bord, calculateur de pilote automatique, décodeur RFAX, contrôle du radar... 

Plus d'information ? Tout ceci est largement documenté sur internet.

Le système de chauffage

Les hivers bretons, sans être glacés, sont parfois humides, et la chaleur d'un petit poêle est fortement appréciable lorsque l'on navigue dans les environs du cercle polaire ou au milieu des icebergs. Classiquement, les voiliers sont équipés de poêle à gas-oil ou à bûche. Mais c'est quand même dommage de cramer du carburant, surtout quand on est au port, et transporter du bois brut est très vite contraignant à bord d'un "petit" bateau.
La solution pratico-ecolonomico idéale proposée est l'utilisation d'un poêle à granulé : relativement peu onéreux, assez facile à trouver et à stoker, pratique à utiliser... enfin de nombreux avantages.

Cette fabrication est inspirée du poêle dragon de Barnabet Chaillot, adapté pour les besoins du bord. Sur la base d'une bouteille de gaz, d'un extincteur et d'un bout de profil galva de panneau de circulation routière, ce poêle est modulable et permet :

  • de chauffer le carré

  • de chauffer le ballon d'eau chaude grâce à un serpentin en cuivre et un circulateur d'eau. Le ballon d'eau chaude est également chauffé par le moteur tribord, à l'aide d'un échangeur à plaque

  • via le ballon d'eau chaude, le circulateur et une clarinette de plombier, un circuit d'eau chaude circule dans une cloison chauffante à l'arrière, ajoutant quelques degrés dans les cabines arrières

  • le chapeau du poêle peut être remplacé par un billig en fonte, permettant ainsi de cuire des galettes et des pizzas

  • enfin, un tonneau en acier se plaçant en sortie de cheminée permet de fumer du poisson lors de la pêche est bonne

L'alimentation des granules se fait par gravité. Pas de système électrique (excepté pour la pompe de circulation d'eau chaude), il faut recharger le "magasin" toutes les 30-50 min en fonction du réglage du tirage. Un sac de 15kg, qui coûte 4€, permet de chauffer en utilisation intensive 4-5j.

Le pilote automatique

Après avoir testé un régulateur d'allure à la Moitessier, peu efficace sur Djelali (système déporté par rapport au gréement de l'artimon nécessitait un aérien sur-dimensionné), un petit vérin électrique sur le fletner, la aussi peu probant (manque d'amplitude, temps de réaction...), un pilote home made, contrôlé par le rapsberry et le module pypilot, est en cours d'expérimentation.

 

Le système d'embrayage artisanal basé sur un pignon de vélo soudé sur un roulement à bille, est commandé par un câble de dérailleur. Un second assemblage de pignon augmente de rapport de réduction et permet de régler la tension des chaînes de vélo, qui relient alors un moteur 24V à l'axe de la barre à roue.

 

La sortie du calculateur - contrôleur de moteur, en 12V, déclenche des relais permettant d'alimenter le moteur en 24V.

Le tout est donc piloté par l’ordinateur de bord, avec une consigne magnétique (cap magnétique), GPS (route fond), route open cpn (prise en compte des points tournants) ou orientation du vent (mais on n'a pas d'anémomètre installé à bord).

This site was designed with the
.com
website builder. Create your website today.
Start Now